Cultures nippone et burkinabè : Les 5S-Kaizen, des pratiques à vulgariser au Faso

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La résidence de l’Ambassadeur du Japon au Burkina a servi de cadre pour le lancement officiel des activités du Comité national Kaizen au Burkina Faso (CONAKA-BF). C’était ce vendredi 5 mai 2017, à Ouagadougou.

Facteur de rapprochement entre les peuples japonais et burkinabè, le concept Kaizen est piloté par la CONAKA-BF, un comité mis en place le 11 mars 2017 avec pour objectif de le vulgariser au pays des hommes intègres. KAIZEN en japonais signifie amélioration permanente et se pratique en observant cinq règles qui sont : Seiri (Ranger), Seiton (Ordonner), Seiso (Nettoyer), Seiketsu (Rendre propre) et Shitsuke (Etre discipliné). D’où la dénomination 5S-Kaizen.

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Les invités au lancement officiel de la CONAKA-BF

Selon l’Ambassadeur du Japon au Burkina, Masato Futaishi, ce concept pour sa vulgarisation au Burkina est traduit en mooré, dioula et fulfuldé. Surtout que les valeurs prônées par Kaizen ne sont pas étrangères à la culture burkinabè.  » Elles s’inscrivent parfaitement dans le socle culturel burkinabè (Koudoumdé) et témoignent des similitudes entre les cultures de nos deux pays », a-t-il indiqué. Il a insisté sur le fait que la conceptualisation de cette réalité culturelle du terroir (rog-n-miki), est facile à comprendre mais difficile dans la pratique car c’est un combat quotidien et perpétuel.

Le diplomate nippon se réjouit de l’adhésion du monde de l’entreprise, du secteur de l’éducation, de la santé, de l’administration centrale ainsi que des collectivités territoriales du Burkina Faso à ce concept applicable dans tous les domaines de la vie. A tout point de vue, la pratique de Kaizen, contribue sur le plan individuel, au développement des capacités morales et intellectuelles de la personne qui l’applique, tout en construisant le corps et l’esprit.  » A l’échelle de la communauté, il crée une atmosphère agréable de socialisation et de conjugaison des efforts des populations pour la défense des intérêts communs », confie l’Ambassadeur Futaishi.

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Le Larlé Naaba Tigré, Président la CONAKA-BF en compagnie du diplomate nippon, Masato Futaishi (à d.)

C’est avec honneur et humilité que le Larlé Naaba Tigré, préside la CONAKA-BF. Une responsabilité qu’il partage avec les Burkinabè comme ses amis étrangers. Pour le promoteur de la marque Belwet, le Japon et le Burkina défendent les mêmes valeurs.  » Ce qui est fondamental, c’est de savoir que nos valeurs burkinabè sont similaires aux valeurs japonaises. Il y a lieu que nous sachions incruster les 5S-Kaizen Lire la suite

Source:: Lefaso Culture