« Une jeunesse africaine en quête de changement » : Portrait croisé de quatre mouvements citoyens

By Cissé

 » Y’en a marre » du Sénégal,  » Le Balai citoyen » du Burkina Faso,  » Filimbi » et  » Lucha » de la RD Congo. Dans quel contexte sont nés ces quatre mouvements citoyens menés par des jeunes africains en quête de changement sur le continent africain ? Quelle est leur mode de fonctionnement, leur vision ? La réponse dans  » Une jeunesse africaine en quête de changement », un ouvrage écrit par six chercheurs dont certains sont membres du Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP).

En janvier 2011, le mouvement Y’en a marre voit le jour au Sénégal. Des activistes s’élèvent contre la mal gouvernance caractérisée par la corruption et l’injustice sociale. Très vite, le vent de la contestation est contagieux et souffle au Burkina Faso et en République démocratique du Congo. Les mouvements Le Balai Citoyen, Filimbi et Lucha voient le jour. Ils mèneront chacun sur son terrain de chasse, un combat de dénonciation et de prise de conscience de la jeunesse. Aujourd’hui, cette lutte tend à faire des émules dans la sous-région. Conscient de cela, Filimbi et Lucha vont exprimer aux chercheurs du GRIP, un centre de recherche indépendant, leur souhait de voir consigner par écrit la trajectoire de leurs mouvements et les idéaux vu qu’ils sont adulés par d’autres jeunes désireux de s’organiser en collectifs citoyens. C’est de là que naquit l’ouvrage  » Une jeunesse africaine en quête de changement » qui dresse le portrait croisé de ces quatre mouvements citoyens d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Des figures communes

JPEG - 146.9 ko
Les conférenciers : Michel Luntumbue (à gauche), Smockey (au centre) et Boureima N. Ouédraogo (à droite)

Selon Michel Luntumbue, l’un des auteurs de l’ouvrage, celui-ci se présente sous la forme d’un manuel pratique où le lecteur retrouve l’historique, les traits communs aux différents mouvements, les modes d’organisation et de financement, etc. Même si les anti-héros sont différents d’un pays à l’autre, ces mouvements citoyens ont un même objectif avec des modes d’actions non-violents, à entendre les auteurs : la lutte pour la transformation sociale et non la conquête du pouvoir. Ces jeunes activistes, pour la plupart des artistes et entrepreneurs, s’inspirent de symboles communs du panafricanisme tels que Nelson Mandela, Hamilcar Cabral, Patrice Lumumba, Thomas Sankara, Kwamé N’Krumah.

Les TIC comme moyen de mobilisation

JPEG - 153.7 ko
Michel Luntumbue, co-auteur du livre Lire la suite

Source:: Lefaso Culture